R.O.I Social, ou pourquoi l’investissement est nécessaire dans le monde associatif ?

« Reculer pour mieux sauter »..les vieux dictons sont parfois de bon conseils à suivre ! Que pensez-vous d’une version actualisée : investir pour mieux agir ?

R.O.I social : retour sur investissement social

Souvent, les associations s’engagent corps et âmes dans des projets sans en montrer les retombées, les idées de performance, d’efficacité et de résultats étant mis au rang des maux du capitalisme. « S’engageaient » plutôt, puisque certaines méthodes jusqu’aujourd’hui spécifiques à l’entreprise se développent au sein des associations. Petit état des lieux de ce changement…

Le r.o.i imagé

R.O.I et associations, un duo incompatible ?

R.O.I (Return On Investment) est souvent un terme utilisé pour parler de la rentabilité des entreprises. On est très loin des valeurs de solidarité et d’engagement portées par le monde associatif. Mais ce n’est pas de rentabilité mais d’efficacité dont il faut parler ! L’impact, le retour sur investissement social (ou social R.O.I, sont des notions essentielles pour les associations. Donner, oui ! Mais donner efficacement c’est mieux…

Ce mouvement de « venture philanthropy » est né avec le développement des grands (et riches) entrepreneurs américains qui se sont lancé dans la philanthropie tout en y apportant une certaine culture de l’entreprise avec la recherche de performances et de résultats qui vont avec. Plus qu’un simple investissement, la recherche de l’efficacité est le leitmotiv du philanthrocapitalisme. Symbole de ce mouvement, la fondation Bill & Melinda Gates qui explique dans son introduction : « Nous nous concentrons uniquement sur un nombre réduit de problèmes car nous pensons que c’est le meilleur moyen d’avoir un impact important. »

Et cette idée de savoir que son don est efficace est importante pour tout donateur ! Entre une association qui démontre son impact clairement et une autre qui reste évasive et dont on ne sait pas concrètement où part les dons, laquelle choisiriez-vous ? Ce n’est pas que les associations ne sont pas efficaces, loin de là, mais c’est une question de communication et du fait qu’il faut aligner discours, faits et résultats. Bien sûr, contrairement aux entreprises, les associations n’ont pas d’actionnaires à convaincre et satisfaire mais des donateurs, des membres engagés et toute une communauté de soutien qui attendent des investissements bien pensés dans des actions aux impacts concrets.

Mais attention ! S’engager dans des projets précis et montrer des résultats ne signifient pas que ces premiers doivent être sans risques et « rentables ». Bien au contraire, Bill & Mélinda Gates ajoutent : « nous pensons que l’un des rôles majeurs de la philanthropie consiste à faire des paris sur des solutions prometteuses que l’Etat et les entreprises ne peuvent pas se permettre. » Et, c’est à l’expérience que les stratégies s’affinent. De plus, il ne faut pas voir ses « échecs » négativement puisque si les résultats et leur impact social sont clairement communiqués, cela servira à d’autres projets dans le but de les améliorer !

R.O.I : Comment communiquer sur vos résultats ?

Tout d’abord, il est nécessaire de bien définir les actions et surtout les objectifs de l’association. Car c’est sur la base de ceux-ci que vous trouverez des indicateurs adaptés puisque, étant donné que chaque association est différente, les indicateurs le seront aussi.

Définissez votre objectif 

Prenons l’exemple d’une association qui milite contre l’échec scolaire.
Son objectif : lutter contre l’échec scolaire. Comment, quand, où ? Les objectifs bien souvent trop vagues correspondraient plutôt aux « visions » des associations. A la place, « diminuer de manière significative le taux de redoublement dans les classes où elle intervient » serait déjà plus précis et mesurable. Déterminer les bénéficiaires est utile pour connaître la zone d’impact. Dans ce même exemple : les enfants (directs), les parents (directs), la société (directs / économies sur le redoublement par ex) sont des bénéficiaires.

Quels indicateurs choisir ?

Un indicateur permet de rendre compte d’un impact de manière chiffrée. Cette étape consiste à quantifier chacun des impacts identifiés précédemment. Si le bien-être familial semble difficile à mesurer, il est toujours possible de quantifier l’impact en mesurant l’écart entre le taux de redoublement moyen dans les zones comparables et celui sur la zone d’action par exemple. Il n’est pas nécessaire de faire une liste exhaustive – sauf si le but de l’AG est que personne ne vienne 😉 – quatre ou cinq suffisant amplement. L’essentiel est de garder les mêmes sur toute la longueur du projet pour pouvoir comparer selon les années.

Mis à part les indicateurs physiques, un autre fonctionne très bien : monétiser l’impact. Dans notre exemple, l’association – installée en zone difficile – a permis d’éviter 5 redoublements par rapport à la moyenne nationale dans ce type de zones, soit 37 500€ (le coût moyen d’une année scolaire est de 7500€). Cela rend l’action claire et motivante pour les donateurs et autorités locales !

Evaluer l’impact de son investissement

Enfin, il est important d’évaluer les coûts des opportunités. La question à se poser est : « à côté de quoi je passe si je ne choisis pas cette option ? ». Un exemple, simple au niveau des chiffres, pour illustrer que certains investissements, de services notamment, ont du sens (traduit depuis l’exemple du site).
Nous savons qu’une heure de volontariat d’un membre vaut 20€. Supposons qu’en utilisant un CRM (logiciel de gestion de contacts), une asso peut gagner au moins 4 heures de temps de volontariat par semaine (pour une valeur de 320€ par mois) car c’est efficace et facile pour gérer les inscriptions et inviter les bénévoles. En outre, cette plateforme libère 5 heures de travail au coordinateur des bénévoles de l’asso ce qui lui permet de donner 3 présentations par mois à de nouveaux groupes de personnes intéressées. Dans chaque groupe, une personne se motive pour être volontaire 4 heures par mois (x3 cela fait 12 heures soit une valeur de 240€). Au final, si vous n’investissiez pas dans ce logiciel, vous passeriez à côté de 6720€ (1) de ressources par an (moins le coût du logiciel).

(1) (240+320)*12=6720

C’est pour cela qu’investir dans des CRM comme OHME est utile pour votre association ! 😉

To go further (pour aller plus loin en VO)….


Rédigé par Lucie

OHME, le CRM des associations

C’est gratuit pendant 30 jours !

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Damien
Invité
Damien

Super cet article !

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OHME Le CRM : un sombre micmac ? - OHME

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